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N° 134
La non-violence, une aventure collective

La communauté de l’Arche Vivre un engagement non-violent cohérent

Les origines d’une aventure

C’est le philosophe et poète italien Lanza del Vasto (1901-1981) qui est à l’origine de la fondation de l’Arche, à la suite d’un voyage décisif en Inde qu’il fait dans les années 1930, au cours duquel il rencontre Gandhi et découvre la non-violence en vivant dans son ashrâm. Le Mahâtma l’encourage à promouvoir la nonviolence en Occident et lui donne pour nom Shantidas, « serviteur de paix ». Afin de faire partager cette nouvelle voie qu’il a découverte et qu’il est en train de défricher, Lanza del Vasto décide de fonder des communautés vouées à l’approfondissement de cette « force de vérité » qu’est la non-violence gandhienne, en s’inspirant du modèle de l’ashrâm.

Un dialogue interreligieux

noué par une vie commune Dès ses débuts au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Arche est un espace de vie qui accueille des personnes de toutes religions ou sans religion, pourvu qu’elles soient d’« authentiques chercheurs de vérité ». Cette tolérance profonde est l’expression d’une recherche active de vérité. Une vérité qui, l’exemple lumineux de Gandhi en témoigne, dépasse les limites des dogmes d’une religion constituée. C’est donc dans les trésors de toutes les traditions spirituelles de l’humanité que vont puiser les membres de l’Arche, en partageant chaque matin les textes d’une tradition spirituelle différente. Mais cette recherche doit se fonder sur un enracinement profond de chacun dans sa propre tradition religieuse ou spirituelle, condition d’un vrai dialogue des différences, et non d’un syncrétisme religieux. Toute la force et l’originalité de ce dialogue est qu’il se base sur des personnes vivant ensemble au quotidien et amenées à définir une éthique de vie et des règles d’existence communes.

De fait, aujourd’hui encore plus qu’hier, la grande majorité des personnes membres de l’Arche sont chrétiennes, de tradition catholique. Cela peut s’expliquer en grande partie par l’esprit qui fonde les règles et les principes de vie à l’Arche, qui est une appropriation profondément catholique du message de Gandhi par son fondateur Lanza del Vasto. L’Arche est-elle un mouvement religieux ? Elle est un mouvement spirituel au sens où est mise en avant la nécessité d’un travail intérieur de chacun sur soi. Mais l’Arche est clairement un mouvement laïc, qui n’est attaché à aucune Église ou religion. Cependant, de par ses rites, son vocabulaire, ses références, elle est parfois perçue à l’extérieur comme un mouvement religieux.

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Un travail intérieur au quotidien

La vie des compagnes et compagnons des communautés de l’Arche est rythmée par un certain nombre de rendez-vous quotidiens : prière commune, méditation en silence… Plusieurs fois dans la journée sonne « le rappel », invitation pour chacun-e à cesser un instant l’activité dans laquelle il ou elle est investi-e, et à « se rendre présent au présent ». Ces rendez-vous communs participent de cet effort spirituel auquel s’engage chacun-e, d’approfondir sa vie intérieure, de s’entraîner à vivre en pleine conscience, et d’apprendre simplement à « être », au-delà de toute pensée ou activité, afin de cultiver son unité intérieure. L’un des aspects de cette recherche spirituelle est le travail corporel, que l’Arche met à l’honneur dès son origine comme étant la clé de voûte de la vie intérieure. L’inspiration vient particulièrement des spiritualités orientales que Lanza a rencontrées en Inde et des techniques de méditation qui en sont à la base.

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Vivre autrement : une action civique permanente

La raison d’être des communautés de l’Arche dépasse cette seule dimension spirituelle et interreligieuse : elle réside avant toutes choses dans la volonté collective d’apporter une réponse positive au véritable état de guerre de la société, basée sur le profit et la domination de l’homme et de la nature, en expérimentant un programme constructif et des modèles alternatifs d’organisation. Cette réponse positive et constructive à la société se veut être en définitive une action civique permanente : il faut entendre que les communautés sont par elles-mêmes des actions militantes, en ce qu’elles constituent un engagement de tous les jours à vivre des valeurs et un mode de vie radicalement différents de ceux proposés par les modèles dominants. Au centre de ce choix se trouve la volonté d’objection, de non-coopération avec des structures sociales, politiques, technologiques et économiques oppressives pour l’homme et destructrices pour la vie. L’expérimentation communautaire est conçue comme une « révolution permanente » qui met d’ors et déjà en oeuvre les changements qu’elle aimerait voir apparaître dans la société. Pour promouvoir d’autres modèles de vie, le témoignage a en effet une plus grande force que la seule argumentation. L’expérimentation communautaire est une démarche de la maturité militante.

L’expérience communautaire : un projet de vie radical et intégral au service de la non-violence

Les membres des communautés habitent sur un même lieu de vie, ils partagent le travail dans les différents secteurs (entretien, agriculture, artisanat, cuisine, accueil…), dans un esprit d’autonomie économique et de simplicité des besoins, et recherchent notamment un mode de production et de consommation d’énergie écologiques et respectueux de la vie.

Certaines communautés sont orientées sur le travail de la terre et sur l’artisanat, qui leur confèrent une large autonomie vis-à-vis des circuits économiques extérieurs. Elles expérimentent des méthodes d’agriculture biologique, selon des techniques traditionnelles. D’autres sont orientées sur l’accueil et sont plus insérées dans le circuit économique courant. Mais d’une manière générale, le travail manuel est essentiel. « C’est en faisant qu’on se fait » (Lanza del Vasto). Les revenus sont partagés et redistribués en fonction des besoins entre chaque personne ou famille, un équilibre essayant d’être trouvé entre propriété personnelle et propriété communautaire. De même pour ce qui est des espaces et des temps de vie (habitation, repas du soir), la place attribuée à la vie personnelle par rapport à celle de la communauté est ajustée dans l’esprit d’un meilleur équilibre. À l’intérieur des communautés, dans les Conseils de l’Arche, dans les commissions, l’ensemble des décisions sont prises soit à l’unanimité, soit au consensus, soit par vote, suivant l’importance de l’objet. Les postes et les fonctions des différents secteurs sont renouvelés, en principe, tous les trois ans. Pour ce qui concerne le Responsable général, élu à vie depuis le fondateur, on propose, dans la réorganisation de l’Arche, un mandat de sept ans renouvelable une fois. Un aspect essentiel de la vie des communautés est l’importance accordée aux fêtes. Celles-ci rythment fondamentalement la vie communautaire : elles constituent un point fondamental de la spiritualité de l’Arche. Les communautés sont ainsi un espace et un rythme de vie organisés au service des autres et de la non-violence, autour de la valeur centrale de la personne humaine primant sur celle de l’organisation ou de l’économie. Elles constituent avant tout des espaces de rencontre et d’expérience humaine d’une richesse incomparable, tant entre compagnons qu’avec les nombreuses personnes de passage. Expérience humaine intense, avec le côté accomplissant et enrichissant de celle-ci, mais aussi avec les souffrances engendrées par ce mode de vie, sa proximité permanente, ses inévitables conflits, etc. L’engagement à l’Arche, commun à tous les compagnons, peut prendre des expressions diverses, dans le respect de la diversité des croyances et cheminements de chacun(e). Les compagnons engagés forment ainsi un socle nécessaire à l’existence de l’Arche, par la stabilité qu’ils apportent à son fonctionnement.

Les communautés, écoles du combat non-violent

La vie spirituelle, laborieuse et communautaire expérimentée à l’Arche, ne prend sens qu’en ce qu’elle est radicalement ouverte sur le monde, non seulement par l’accueil constant de nombreux hôtes venant du monde entier, mais aussi en ce qu’elle s’accomplit dans l’engagement militant contre les violences et les injustices et pour une société viable. La vie intérieure, le travail de la terre, se conjuguent avec un engagement dans des luttes non-violentes souvent très radicales. Les communautés sont fondées sur le modèle des ashrâms que Gandhi voulait voir comme des lieux de formation et d’entraînement pour devenir de véritables « satyagrahi », « lutteurs non-violents ». Pour les membres de l’Arche il y a un aller-retour et une complémentarité essentiels entre les dimensions militante et spirituelle de l’engagement non-violent, mais également avec la dimension de vie communautaire : cette dernière est un exercice quotidien d’accueil et d’écoute de l’autre, de contrôle de soi, de respect de soimême et d’autrui, de résolution constructive des conflits, toutes choses qui sont essentielles pour les luttes non-violentes.

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Les évolutions de l’Arche

La première communauté est fondée en 1948, suivie d’une dizaine d’autres en France, et ailleurs dans le monde : en Italie, Allemagne, Suisse, Maroc, Argentine, Québec… Nombre d’entre elles vivent quelques années avant de se dissoudre et d’« essaimer » leurs membres. Celles de la Borie Noble et de La Flayssière, fondées en 1963, en demeurent le socle historique. Aujourd’hui, il reste trois communautés en France ; ainsi que d’autres en Suisse, en Allemagne et en Argentine. Après un essor important du nombre de compagnons à partir de 1960, l’Arche assiste à un fort déclin de celui-ci, depuis une quinzaine d’années, qui s’accompagne de la fermeture de plusieurs communautés. C’est un tournant très difficile à vivre pour les membres de l’Arche. On peut entre autres expliquer ce déclin par la tendance au désengagement militant vers les années 1980, et par l’évolution individualiste des mentalités qui tend à privilégier le personnel sur le collectif. Mais la durée d’existence de cinquante-cinq ans de ce mouvement essentiellement communautaire est assez exceptionnelle au regard des autres expériences de ce type qui souvent n’ont pas pu survivre plus de quelques années. Cette continuité inédite est sans doute due entre autres à la rigueur avec laquelle sont définies les règles de vie, et à une certaine justesse des intuitions (décisions par consensus, équilibre personnel/communautaire, non-violence) qui les fondent. L’Arche a récemment réformé ses structures, dans un souci croisé de fidélité aux intuitions d’origine et aux exigences et défis du temps présent.

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Un engagement radical et constant dans la société et dans le monde

Les premières actions d’envergure de l’Arche se déroulent durant la guerre d’Algérie. En 1957, Lanza del Vasto fait un jeûne de vingt jours à Clichy pour dénoncer l’usage de la torture : viendront y participer des intellectuels comme Louis Massignon et François Mauriac. D’autres comme Paul Ricoeur, Albert Camus et Jacques Maritain, apportent leur soutien. Le mouvement figure parmi les premiers en France à dénoncer activement cette guerre. En 1960, trente hommes sillonnent la France pour dénoncer les camps d’internement, avec pour slogan : « Nous aussi sommes suspects, enfermez-nous ! » Un soutien est aussi apporté aux réfractaires, auxquels l’Arche propose un projet constructif : l’aide aux habitants (immigrés) des bidonvilles de Nanterre. Ces nombreuses actions valent aux membres de l’Arche une sérieuse répression, certains écopant de peines allant jusqu’à deux années de prison. En parallèle, l’Arche commence à organiser une résistance au nucléaire civil et militaire. Dès avril 1958, l’usine de Marcoule est envahie, suivie de nombreuses actions « coup de poing » durant les décennies qui suivent : manifestations, jeûnes de protestation, invasions de sites, blocages… L’Arche est pionnière en France du mouvement antinucléaire et membre fondatrice du réseau Stop-Essais.

Un soutien constant est également apporté aux objecteurs de conscience, depuis le soutien actif au jeûne de Louis Lecoin en 1963 pour l’obtention d’un statut officiel de l’objection de conscience, jusqu’à l’accueil et l’aide à l’organisation des objecteurs et insoumis. L’un des engagements les plus marquants et les plus importants de l’Arche est le soutien à la lutte des paysans du Larzac entre 1972 et 1981 : en 1972, Lanza del Vasto jeûne quinze jours pour soutenir leur lutte, donnant un infléchissement décisif de celle-ci vers la non-violence. C’est en conséquence de ce jeûne également que naît le « serment des 103 » qui conférera aux paysans et à leur combat une force et une solidité inébranlables. Des compagnons avaient déjà en 1971 envahi un bâtiment militaire pour y fonder la communauté des Truels du Larzac, aujourd’hui transformée en Gaec. Plus récemment, l’Arche s’est engagée dans le soutien aux actions de la Confédération paysanne, elle est à l’origine du collectif « Faucheurs volontaires » pour les actions de fauchage d’OGM. Nombre de ses engagements sont reliés à la situation mondiale : soutien à une initiative de banque de céréales (au Burkina-Faso) ; combat pour le respect de la biodiversité, soutien à des peuples écrasés (au Proche-Orient) ; lutte contre les guerres surtout. En 2003, en pleine bataille diplomatique pour empêcher le soutien de l’ONU à l’intervention militaire des États-Unis en Irak, un jeûne d’interpellation est organisé au siège du Conseil de sécurité de l’ONU à New York. Il dure deux fois sept jours.

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L’ACNV

En 1960 est créée l’Action civique non-violente (ACNV), à l’initiative notamment de Joseph Pyronnet. Cette structure a deux fonctions principales répondant à deux besoins : d’une part élargir le combat, en permettant le regroupement d’acteurs extérieurs au mouvement autour de la seule activité militante ; et d’autre part se protéger de la répression qui s’abat sur le mouvement à cause de son engagement contre la guerre d’Algérie en particulier. Outre les peines individuelles parfois très lourdes qui s’abattent sur ses membres, les autorités font en effet peser d’importantes menaces sur la structure elle-même. L’ACNV, structure entièrement indépendante juridiquement et portant l’entière responsabilité des actions organisées, joue le rôle d’un tampon qui évite de nombreux ennuis aux communautés en tant que telles. Elle sera dissoute en 1969. Ce qui caractérise l’engagement de l’Arche, à la différence d’autres mouvements plus axés sur le rapport de forces et la contrainte, est sa « forme d’action politique qui est fondée sur la conversion » de l’adversaire, comme l’explique Joseph Pyronnet.

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L’Arche aujourd’hui : les maisons communautaires

Il existe actuellement trois communautés en France, dont les deux plus anciennes, La Borie Noble et La Fleyssière, sont situées dans le Haut-Languedoc, en bordure du Larzac. Elles comptent à elles deux une trentaine de membres dont un tiers d’enfants. Elles sont axées sur une activité agricole biologique, avec une vie rythmée par le travail de la terre. Les produits de la terre sont transformés (fromagerie, boulangerie, etc.) et consommés sur place pour l’essentiel. L’activité artisanale prend aussi une place importante, avec la menuiserie et la poterie en particulier.

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Au-delà des communautés…

Les communautés ne constituent qu’un aspect de la diversité de l’Arche, aspect le plus visible de l’extérieur. Mais la part du mouvement située hors de celles-ci en est la plus importante numériquement. Parmi les compagnons, certains, les Amis ou les Alliés de l’Arche, se sont engagés à vivre selon l’esprit du mouvement sur leurs lieux de vie. Au total, environ deux mille personnes sont, à divers niveaux, membres de l’Arche dans le monde, dont sept cents en France. Un bulletin bimestriel, Nouvelles de l’Arche, est réalisé et diffusé depuis l’origine du mouvement, pour présenter son actualité, des réflexions de ses membres, et faire le lien entre ceux-ci. Il est diffusé à 800 exemplaires.

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Outre les temps de recueillement, le reste du temps est partagé entre les tâches de la maison (pluche, ménage…), la vie familiale, l’accueil des visiteurs et l’animation de sessions de formation. Le mode de vie qui est expérimenté dans ces communautés, la radicalité de certains choix énergétiques (pas d’électricité), économiques (autosubsistance) et sociaux (communauté) sont aujourd’hui comme hier interpellant : ils donnent lieu à un fort intérêt de la part de certains, et à une incompréhension fondamentale de la part de beaucoup d’autres, qui les accusent de repli et d’archaïsme. La troisième communauté en France est celle de Saint-Antoine, en Isère, fondée en 1987 (voir photo page suivante). Sa double spécificité est d’une part d’être chrétienne, d’autre part d’être dédiée à l’accueil. Le travail agricole constitue une dimension secondaire de la vie de la communauté, et l’accueil la source de revenus principale lui permettant de subsister. La communauté touche un public très large : plus de trois mille personnes par an viennent y séjourner ; ce qui en fait le plus grand centre d’accueil et de formation de l’Isère. La non-violence qui est alors transmise passe moins par un discours ou par un mot que par l’accueil, la qualité de la relation, la découverte d’un projet de vie et de valeurs différents. La radicalité énergétique ou économique est moins grande que dans les deux autres communautés (électricité…), mais ces compromis ont pour sens de garantir un accueil confortable tout au long de l’année : c’est dans la relation et l’accueil qu’est mise la radicalité à Saint-Antoine.

L’accueil de l’hôte est important dans la spiritualité de l’Arche : « L’hôte, c’est Dieu lui-même. En le recevant, c’est Dieu même qu’on reçoit. L’hôte humain rend visible l’hôte divin », écrit Pierre Parodi, ancien responsable général de l’Arche. Les hôtes de l’Arche viennent y trouver des choses diverses : séjours personnels de repos pour se ressourcer dans un lieu de paix aux relations privilégiées ; séjours de vie participante pour découvrir le fonctionnement et l’esprit de la communauté ; de formation à la nonviolence ; séjours en groupes indépendants pour des séminaires ; stages artistiques et autres. L’association Saint- Antoine compte actuellement 4 500 adhérents dont 500 étrangers. La communauté en elle-même comporte environ cinquante personnes, dont vingt enfants.

L’influence visible et invisible…

Outre le réseau des Amis et des Alliés, l’Arche a une large influence qualitative et non mesurable, en ce que sa démarche inspire et nourrit l’engagement et la réflexion de nombreuses personnes. Il est fréquent que des personnes inconnues témoignent être profondément marquées par les ouvrages de Lanza del Vasto et par le témoignage de l’Arche, et s’en inspirer fondamentalement dans leur vie quotidienne, spirituelle et/ou militante. Plus que pour tout autre mouvement non-violent sans doute, c’est en profondeur que se fait avant tout l’influence humaine de l’Arche.

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Carte d’identité

Arche de Lanza del Vasto Fondée en 1948 par Lanza del Vasto. Association loi 1901 La Flayssière, 34650 Joncels Maisons communautaires Arche de Saint-Antoine 38160 Saint-Antoine-l’Abbaye Tél. 04 76 36 45 52 • Fax 04 76 36 42 90 La Borie Noble, 34650 Roqueredonde Tél. 04 67 44 09 89 • Fax 04 67 57 20 20 La Flayssière, 34650 Joncels • Tél 04 67 44 40 90 Canva (Coordination de l’action non-violente de l’Arche de Lanza del Vasto) Arche de Saint-Antoine 38160 Saint-Antoine-l’Abbaye Canva_am@yahoo.fr www.Canva.org

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