Les stratégies civiles de défenseColloque international de Strasbourg :
Résumé"L'exemple de "Solidarnosc" en Pologne - véritable obsession pour le pouvoir soviétique - avait sa juste place au colloque international sur "les stratégies civiles de défense" (...). Et dans la foulée les quelques 180 participants, au nombre desquels plusieurs représentants d'organisations américaines, ne pouvaient qu'apporter leur soutien à Christian Mellon lorsqu'il affirme avec conviction "qu'il faut civiliser la défense et non militariser le civils" (... ). En présentant les conclusions, François Marchand, directeur de l'IRNC, constate "un deuxième souffle pour les recherches sur la défense civile". Et à présent se manifeste une "ouverture concrète" du côté des pouvoirs publics (... ). Autre enseignement de ce colloque: les participants ont marqué dans leur très grande majorité une opposition à la création d'un corps de volontaires non violents. Position fort logique car, s'il faut un changement de mentalité par rapport à la guerre, "les gens doivent choisir de se défendre eux-mêmes". Et cela implique l'engagement de l'ensemble de la population." Dernières Nouvelles d'Alsace (30/11/85 R.R.) "La divergence principale entre les participants a porté sur la possibilité et l'opportunité de combiner défense non-violente et défense armée. Mais des convergences essentielles sont apparues sur les conditions d'une défense civile: le pouvoir légitime doit s'impliquer totalement dans la stratégie de non-coopération, et choisir, s'il le faut, la prison, l'exil ou la clandestinité plutôt que la soumission à l'occupant. La défense repose à la fois sur les pouvoirs publics et les diverses administrations (qui ont à respecter des consignes très précises) et sur les forces vives du pays (qui y seront préparées)." La Croix (23/09/87 E.G.) "Ce livre vient apporter un éclairage intéressant sur les réflexions menées par les partisans d'une stratégie de dissuasion civile basée sur la non-violence" Libération (02/06/87 Jean Guisnel) "La dissuasion nucléaire doit rester la priorité, faute de quoi on remettrait en cause la crédibilité de l'alliance atlantique. Mais il ne fait aucun doute non plus que d'autres pistes dissuasives doivent être explorées, et notamment la dissuasion civile, comme complément de notre stratégie totale de dissuasion". Bernard Stasi, député CDS "La dissuasion, c'est d'abord la dissuasion nucléaire, mais ce n'est pas que la dissuasion nucléaire. ( ... ) La dissuasion civile, que vous préconisez est positive". Yves LANCIEN, député RPR "La thèse développée dans la Dissuasion Civile est capitale et restera sans doute un jalon essentiel dans la réflexion sur la défense". Gérard CHAVANAT, Directeur général de l'école Polytechnique Extraits de ALTERNATIVES NON-VIOLENTES N°59 (avril 1986) |
